Note de conjoncture n°15

UTOPIE, QUAND TU NOUS TIENS !

Eh oui ! La crise est toujours là ! Elle a légèrement changé de saveur mais elle est toujours là ! Changé de saveur parce qu'étendue aujourd'hui à des structures désignées : les banques, l'immobilier espagnol, les dettes souveraines... Et puis les banques centrales, les agences de notations, les instituts de sondages, qui tentent de se faire ou de garder une place dans le maelström... Et aussi la politique, les marchés et les attentes, pour ne pas écrire les exigences, des uns par rapport à l'autre...

Et puis encore la résistance farouche des dirigeants de l'UE face aux impératifs économiques, financiers et budgétaires de bon sens qui permettraient de reléguer la crise actuelle dans les archives de l'histoire... Et puis, enfin, la morosité ambiante et l'austérité latente... La fiscalité, ballottée entre un groupe de coupables montrés du doigt : les riches, les grandes entreprises, les propriétaires, les fonctionnaires ; un groupe de coupables que l'on fait mine de protéger : les PME, les PMI, les classes moyennes, les petits épargnants ; un groupe de coupables : les TPE, les employés, les ouvriers, les sans-emplois, coupables inavoués et gavés de promesses !

Entre les deux, c'est-à-dire, entre la réalité physique de La Crise et la réalité du quotidien réside la politique et précisément les dirigeants politiques. Il apparaît, en effet, que les difficultés rencontrées par l'Europe pour sortir de la crise actuelle relèvent d'abord de l'égocentrisme de ses dirigeants politiques, dont l'objectif prioritaire semble rester la conservation du pouvoir à terme.

Il paraît pourtant naturel que, lorsque cela est indispensable à la préservation des intérêts de tous, un Président de la République, un Chancelier, un Président du Conseil, accepte d'y sacrifier son avenir politique !

Pour faciliter cette réforme-là, pourquoi ne pas limiter à un seul mandat l'intervention des élus au niveau national ? Cela faciliterait sans aucun doute les prises de décisions les plus délicates, dès lors non contraintes par leurs conséquences possibles sur un avenir politique dont le détenteur actuel n'aurait plus à se soucier.

Utopie, quand tu nous tiens !

Commentaires

Anonyme a dit…
C'est tellement vrai !

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